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Bon à savoir

 

Office du tourisme

Manisfestation culturelle devant l'OT L’Office de Tourisme du Pays de Douarnenez, association régie par la loi de 1901, est depuis 2003 délégataire d’une mission de service public dans la gestion de l’activité touristique sur le Pays de Douarnenez. A ce titre, Douarnenez Communauté lui verse une subvention de fonctionnement.

Aujourd’hui, quelques 350 prestataires adhérents sont regroupés au sein de l’association. L’Office de Tourisme est composé de 21 administrateurs, dont 6 représentants de Douarnenez Communauté et de 15 professionnels.

Le territoire de l’Office de Tourisme du pays de Douarnenez compte les 5 communes de Douarnenez Communauté à savoir Douarnenez, Kerlaz, Le Juch, Pouldergat et Poullan sur Mer.

L'équipe

Au 1er février 2015, l’équipe est composée (agents permanents) :

  • d'une directrice et chargée du service receptif/groupe : Aude CARETTE
  • d'une conseillère en séjour : Chantal LE SAOS
  • d'un animateur web- conseiller en séjour : Fabrice LE BELLEC

 

Accueil

L’Office de Tourisme accueille les visiteurs toute  l’année.

  • D’avril à mi-septembre : du lundi au samedi , le dimanche matin et les jours fériés
  • De mi-septembre à fin mars : du lundi au samedi
  • En juillet et août : 7 jours sur 7

Des visites toute l'année

De janvier à octobre 2013, 115 visites ont été organisées par l’Office de Tourisme intéressant ainsi plus de 2 610 personnes. Visite guidée de l’île Tristan, épopée de la sardine, balade commentée sur le site naturel des Plomarc’h ou sur la commune du Juch, découverte du port de pêche ou du Port-Rhu, rando-crêpes à Pouldergat, balade contée pour les enfants, etc, autant de thèmes qui raviront petits et grands.

Vous souhaitez en savoir plus et découvrir, ou redécouvrir, le Pays de Douarnenez alors n’hésitez pas à contacter l’Office de Tourisme !


Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Office du Tourisme
1 rue du docteur Mével
B.P 216
29172 Douarnenez Cedex
Tél : 02 98 92 13 35
Courriel : info@douarnenez-tourisme.com
Site Internet : www.douarnenez-tourisme.com

Zoom sur une visite : l'épopée de la sardine

Aude CARETTE, Guide. Au fil des saisons, l’Office du Tourisme du Pays de Douarnenez propose des visites, individuelles ou de groupes, qui vous feront (re)découvrir le territoire sur différents sites et à plusieurs époques. Nous avons testé pour vous la visite du Douarnenez d’antan, celui du 19ème, début du 20ème siècle, celui de l’épopée de la sardine : « Découvrez l’histoire de ce port sardinier au travers du destin de ses hommes marins et de ses femmes ouvrières d’usines qui y ont vécu et qui ont milité pour leurs droits pendant l’épopée sardinière. En suivant notre guide, parcourez les venelles de la vieille ville et le vieux port jusqu’à l’abri du marin, lieu dédié aux pêcheurs ». Tout un programme, d’environ deux heures, rempli de promesses.

Dans un groupe constitué d’une dizaine de personnes, notre périple débute devant les locaux de l’Office du Tourisme du Pays de Douarnenez. Souriante, avenante et dynamique, la guide touristique nous immerge au cœur du sujet en présentant, sur fond de carte, le Douarnenez d’aujourd’hui pour mieux nous faire glisser vers le Douarnenez du 19ème, 20ème siècle. Après un rappel de la configuration actuelle de Douarnenez, suite à la fusion des quatre communes/quartiers voisins en 1945, nous remontons peu à peu le temps pour nous rendre dans les années 1850 avec l’ouverture des premières conserveries. Fin du 19ème siècle, une quarantaine  de conserveries et ateliers ont engendré un boom démographique dans la cité Penn Sardin, travail oblige, en passant d’environ 3 000 habitants dans les années 1800 à approximativement 6 000 habitants en 1850 et plus de 12 000 habitants au début du 20ème siècle. Augmentation du nombre des conserveries, main d’œuvre croissante, les activités maritimes fleurissantes ont développé l’économie locale et différentes structures sont apparues, comme le bâtiment des Halles, construit en 1874 ou encore le pont reliant les quartiers de Douarnenez centre à Tréboul édifié en 1883.

Nous poursuivons notre visite sur la place Gabriel PERI gardée par son célèbre Bolomig. Ce dernier a été le témoin silencieux des révoltes survenues dans les années 1920 où les ouvrières manifestaient pour remettre en cause leurs conditions de travail. C’est également sur cette place qu’est né le fameux Kouign Amann dans les années 1860. Ce point étape fut également l’occasion de revenir sur l’ancien logo de la ville de Douarnenez. Ce dernier, avec un « D » arrondi, rappelait l’univers maritime et le poisson. La police du « D » et du « Z » renvoyait quant à elle à l’écriture spécifique des immatriculations des bateaux de pêche. Une ancienne croyance disait alors que le pied des chiffres droits et raides (1, 4, 7) inscrits sur les plaques d’immatriculation étaient considérés comme « non pêchants ». Aussi, pour conjurer le mauvais sort, les pêcheurs ont pris soin d’agrémenter chaque chiffre d’un crochet souple dessinant la forme d’un hameçon, ce qui leur permet d’espérer de bonnes marées. Lorsque ces chiffres pouvaient adopter le dessin d’un hameçon (2, 3, 5, 9), il était de bonne augure de les considérer comme « pêchants ».

La visite continue dans les vieux quartiers de Douarnenez. Après une halte sur le site de l’ancienne Mairie, rue Anatole France, nous nous sommes arrêtés aux halles de Douarnenez : le rez-de-chaussée ayant été créé en 1874 et le second étage en 1934, sous la mandature de Daniel LE FLANCHEC, deuxième maire communiste de Douarnenez. Celui-ci commanda et fit installer les peintures qui ornent l’actuelle salle des fêtes. Les halles étaient alors source de rencontres et d’échanges mais également un haut lieu du commerce local. En ce temps-là, les femmes se retrouvaient fréquemment autour des étals pour y acheter leurs denrées quotidiennes et du beurre. Elles souhaitaient acheter le meilleur beurre de tous. Pour ce faire, elles plantaient une épingle à chignon dans les blocs pour les gouter. S’ils n’étaient pas à leur goût, elles passaient à l’étal suivant jusqu’à trouver satisfaction.

Nous nous retrouvons ensuite aux abords de la chapelle Sainte Hélène ornée de bas-reliefs sur l’univers maritime pour porter chance aux marins pêcheurs. Au 19ème siècle, c’est plus de 800 chaloupes sardinières qui étaient amarrées dans les ports. Le quotidien des hommes, femmes et enfants était essentiellement rythmé par le balai incessant des allers retours des chaloupes sardinière, tout du moins jusqu’en 1905. En effet, l’absence de sardines dans la baie de Douarnenez a contraint les familles à se rapprocher de la municipalité de l’époque pour recevoir des bons alimentaires et ne pas mourir de faim. En 1906, la pêche de la sardine diminue significativement à Douarnenez. La pauvreté s’installe dans les foyers. L’union du commerce et de l’industrie imagina alors une fête dont les bénéfices serviraient à aider les plus démunis et où chaque usine présenterait une jeune fille pour l’élection de "Miss Penn Sardin" : la fête des mouettes fut alors créée et est perpétuée encore aujourd’hui.

Nous terminons la visite dans les ruelles cachées du vieux quartier de Douarnenez aux détours d’histoires et d’anecdotes : la vie de Guy Eder DE LA FONTENELLE, de son repaire qu’était l’île Tristan à la fin du 16ème siècle et de son trésor caché ; l’élection de Joséphine PENCALET (1886-1972), première femme élue conseillère municipale sur la liste de Daniel LE FLANCHEC (ndlr : les femmes n'ayant pas encore le droit de vote, et encore moins celui d'être élue, le scrutin fut tout bonnement invalidé) ; de Jean-Marie LE BRIS, considéré alors comme le pionnier de l’aviation en 1856 grâce à ses inventions, notamment la barque ailée. Notre périple dans le Douarnenez d’antan touche à sa fin aux abords de l’abri du marin, au Rosmeur, créé par Jacques de THEZAC au début du 20ème siècle.